Battle à thèmes multiples

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Tiro

Guest
Bonjour !

Maintenant que j'ai reçu l'intégralité des textes, voilà pour vos yeux et votre plus grand bonheur les oeuvres des participants :


Des méandres de l'esprit

- Allongez-vous. Là, comme ça, c’est bien. Fermez-les yeux. Que voyez-vous ?​

Un ciel. Un ciel azur, comme on n’en voit plus. Des nuages blancs s’en détachent et flottent au vent, comme des immenses serviettes que l’on aurait mises à sécher. Je vois quelques brins verdâtres sur les périphéries de mon regard. Je suis allongé sur l’herbe, je crois. Oui, c’est cela. Je tourne la tête, et des fétuques tirant sur le jaune bruissent doucement. Ce tapis vert n’est pas très confortable, je préfère me lever, si vous n’y voyez pas d’inconvénient. En tout cas, je ne regrette pas d’être venu, vous êtes sensationnel.

- … llez-y.​

Merci. La tête me tourne un peu. J’ai dû rester allongé trop longtemps. Ou bien est-ce parce que je suis remonté trop vite ? Pas moyen de trancher, mais j’ai dû faire quelque chose en « trop », cela j’en suis certain. Du reste, le paysage est très appréciable. Ces vastes plaines à perte de vue m’inspirent beaucoup. C’est fou, ça me rappelle très précisément les collections de cartes postales de ma tante. Savez-vous où je me trouve ?

- Quel… … rt vo… …sprit.​

Vraiment ? Sprit, joli nom. En tout cas vous devriez parler plus fort, le vent souffle un peu, il couvre votre voix. Il commence à faire frisquet dehors, il est temps de rentrer à la maison. Les étoiles commencent à sortir, vous les voyez ? J’ai un télescope dans ma chambre, rejoignez-moi quand vous aurez froid, je serais à la fenêtre. Quelle fenêtre ? Celle de ma chambre, pardi, je viens de vous le dire. Tournez-vous, je vais vous montrer. C’est la troisième en partant de la gauche, au premier.

- …teur, …nose ne… ….raître …son.
- …ien ….ème !​

Belle maison, n’est-ce pas ? Voyez, ce sont mes ancêtres qui l’ont bâti. Il y a le nom du premier Desmond qui l’a bâti sur le porche, tenez. Henri Desmond, 1754. Un bon moment qu’elle tient, cette vieille bâtisse. Me réveiller ? Mais pourquoi diantre ? Je suis en train de tomber justement de sommeil. Je vais me coucher, je disposerais le télescope dans la chambre d’ami, si vous voulez le consulter. J’ouvre la porte, à tout de suite, cher ami.
Tiens, l’intérieur est éclairé. J’aperçois sur les murs les reflets orangés de la cheminé. C’est bon signe, ça veut dire qu’il doit rester quelque chose à manger. Je vais m’enlever toutes ces couches, sinon je mourrais de chaud. Joli manteau que j’avais là. Quelqu’un est attablé. Curieux, il ne me dit rien du tout. Est-ce mon vieil ascendant ? Il secoue calmement la tête, comme s’il était navré. Eh, mais…

- C’est exact, mon bon monsieur. Je viens de lire à l’instant dans vos pensées. Oui, il s’avère que je parle. Non, je ne vous veux pas du mal, et non je ne jongle pas avec des boules de feu. Venez-vous asseoir, j’ai des choses à vous dire.​

Ça alors, drôle de bonhomme. Zut, ça aussi il peut le lire. Je dois penser à des termes flatteurs, ça le mettra en confiance. Il a un joli haut-de-forme, avec une carte sur le rebord. Un valet de pique, je crois. Ce doit être un joueur de poker. Est-ce que je sais jouer au poker ?

- Vous vous posez trop de questions, Monsieur Desmond. Asseyez-vous. Inutile de vous présenter en de plus amples détails, je suis au courant de bien des choses, que vous-même ignorez. Quant à moi, j’appartiens à l’ordre des Cartomanciens. Je lis le monde et ce qui l’entoure à travers les cartes à jouer, comme celle que vous scrutez si intensément sur mon chapeau.​

Je sursaute. Il a claqué des doigts. Le bruit était… particulièrement assourdissant.

- C’est une de mes nombreuses autres facettes, pas la peine de me dévisager. Je suppose que vous ignorez où vous vous trouvez. Non, ne dîtes rien, j’ai mal formulé ma question, mais votre début de réponse me satisfait. Prenez cette carte. Mettez-là contre votre front, face à l’extérieur, comme ceci. Prononcez le premier mot qui vous vient à l’esprit.
- J’aime bien les artichauts frits.​

Tout se trouble ! Comme c’est étonnant, j’ai l’impression de voir à travers de l’eau. Est-ce ainsi que voient les poissons ? Le cartomancien gesticule et semble psalmodier des incantations. Drôlement efficace son tour de magie. Tout devient noir. Le feu a dû s’éteindre. As-tu des allumettes, cartomancien ?

- …cile, j’avais dit un seul mot !​

Je relève brusquement la tête. Quelle sensation étrange… Comme si je m’étais oublié, la tête sous l’eau, et que je reviens à moi surpris par mon environnement aquatique. Absurde, il n’y a que des plaines. Ou comme s’il l’on revenait d’un rêve à demi-éveillé. Rêvais-je d’un rêve ? Cet endroit est onirique, en tout cas. Des nuages se détachent du ciel azur et flottent au vent, comme des immenses serviettes que l'on aurait mises à sécher. L’herbe ondule doucement et se déroule loin tout autour. Quel endroit merveilleux. Il me fait penser aux cartes postales en monochrome de ma tante.

- Eh vous là !​

Je me retourne. Un homme de petite taille est juché sur ce qui semble être un gastéropode géant. Je réponds poliment à son apostrophe.

- Vous vous trouvez sur les terres du seigneur de céans. J’ai ordre de vous amener à lui.
La lance qu’il agite, aussi mince et fragile d’aspect soit-elle, me dissuade de jouer les héros. Que puis-je faire contre un guerrier et son espèce de limace baveuse, moi qui n’ai que mes deux jambes et mes deux bras, en plus d’une carte à jouer dans ma poche droite ? Comment se fait-il que j’ai une carte à jouer ? Un neuf de carreau.

- Monsieur l’escargotier, vous avez perdu ceci.
- Ah, merci. Vous êtes bien aimable.​

Nous nous mettons en marche, lui devant, moi derrière. L’escargot fait des prouesses en traçant en ligne droite à travers des fétuques d’un bon mètre de haut. Je me suis même mis à trottiner pour ne pas le perdre de vue. Un escargot de course. Ça irait à merveille dans mon ranch. On pourrait même faire croiser les espèces pour obtenir les meilleures bêtes, puis les vendre sur la foire aux escargots. J’ai un ranch ? Pas le temps de pousser la question, nous débouchons sur une clairière. Quelques huttes adaptées au peuple de mon escargotier sont disposées tout autour. La plus grande est au milieu. Un vieux bonhomme en émerge. Malgré ses cheveux gris, il a toujours l’air d’être en forme. Il saute lestement sur une chaise à porteur, porté par quatre vigoureux escargotiers.

- Je te salue, étranger-sur-mes-terres.
- Je te rends ton salut, Maître Escargotier.
- Que fais-tu sur mes terres ?
- A vrai dire, je l’ignore. La seule chose que je crois me rappeler, c’est que les poissons voient troubles. Et qu’il me semble avoir un ranch. Oui, définitivement. Mais loin d’ici.
- Tu es intriguant, étranger-loin-de-chez-lui. Mais tu ne sembles pas mentir. Tu resteras avec nous ce soir.
- Merci, Maître Escargotier.​

Je salue comme un gentleman, en enlevant mon chapeau et effectuant un large geste de la main. J’aime beaucoup avoir l’air d’un gentleman. Le geste à l’air de les avoir impressionnés. Le chef, en particulier, fixe le chapeau.

- Vous êtes véritablement intriguant, étranger-à-la-tête-volante.​

La nuit tomba peu de temps après ces paroles. D’un coup. Des torches sont allumées par les escargotiers et disposées autour du village. Des tabourets sont installés autour du foyer central, qui brûle avec ardeur. Le Maître Escargotier me fait asseoir à sa droite. Une gourde arrive dans ses mains. Il la dévisse d’un tour de bras, et vide une gorgée, puis me passe le petit récipient. Bombant le torse, je décide de faire de même. La première goutte dans mon gosier m’informe que c’était une très mauvaise idée. Du feu-de-Dieu ce breuvage ! Mais je suis un gentleman, qui plus est un gentleman propriétaire d’un ranch à escargot, je ne dois pas perdre la face. Le reste de la gorgée coule lentement jusque dans mon estomac.

Soudainement, le feu devient jaune vif, comme saturé. J’écarquille les yeux. Le chef à ma gauche n’est plus qu’une palette de couleur. Je le voie rire aux éclats, mais le son ne correspond pas.

- ...récu…., c’est bon !​

Tout devient blanc. Devant moi émerge un gros à lunette qui me regarde fixement. Il porte une blouse débraillée. Sa main agite une lente torche dans mes rétines. Crétin, ça m’éblouit !

- Eh bien Monsieur Desmond, vous nous avez fait une sacrée frayeur.
- Hein ? Quoi ? Où suis-je ? Où est mon ranch à escargot ?
- Il va bien, lui aussi, ne vous inquiétez pas. Je crains que vous ne soyez pas adaptés pour reconduire ce genre d’expérience, Monsieur Desmond. Vous êtes d’une inconstance rare en ce qui concerne vos pensées.
- C’est la faute du cartomancien !​

J’hurle presque. Mon poing est dressé haut vers le néon blafard, qui semble me narguer. Le gros à lunettes reprend la parole, mais je suis trop occupé à invectiver le néon pour saisir toutes ses paroles. Il me prend doucement par l’épaule et m’entraîne dans les couloirs, puise pousse la porte 432.

- Là, voici. Allongez-vous. Je suis navré de ces explications Monsieur Desmond, mais c’est préférable. Je vais prévenir votre famille. Infirmière, même dose que tout à l’heure.​

Je sens vaguement une aiguille me perforer le bras et une substance se déverser en intraveineuse. Le gros (je crois qu’il est docteur) et l’infirmière sortent doucement dans la chambre. Tout devient noir. Avant de sombrer, il me semble distinguer un télescope sur escargot, un nabot qui joue aux cartes, et un poisson à haut-de-forme.

mes sœurs ont des gros boobs dégueulasses
Les chroniques d'une verge dégonflée à roulettes tirée à l'aide d'une ficelle sur les Champs-Elysées

Mes pas se succèdent sans que rien ne me fasse obstacle. Mon regard s'agrippe à l'horizon comme si c'était la dernière chose à me préserver de l'abîme mais mes yeux fatiguent. Ils brûlaient ce matin, ils semblent maintenant vides. Le vent et la poussière squattent les lieux, éteignant toute flamme et tuant tout espoir. Le ciel, cette coquille bleue, ondule sous l'effet du soleil. Jusqu'au sol, rien ne paraît fiable. Je suis dans un four ou dans la gueule du diable. Mes pieds se soulèvent en tremblant pour replonger dans le magma sablonneux. Mes bras suivent le mouvement en menaçant de se détacher et mon cœur s'arrête à chaque tressaillement du monde. Un grand tambour résonne dans ma tête, comme une tumeur qui rirait de bon cœur.

La désertion est un cancer, dans l'armée. Je l'ai vite attrapé. J'ai risqué le peloton quelques fois. Fortuitement, mon capitaine, un pédéraste, m'a toujours sauvé. Les gars disaient qu'il espérait que je passe à une autre sorte de baïonnette. Aujourd'hui, je suis en phase terminale. Il ne me reste que peu de temps à vivre. Les spécialistes ont prédit précisément une semaine, heure pour heure. J'en ai grillé les six septièmes. J'aurais au moins la fierté de pas avoir connu le fusil rose.
Ma mère n'a jamais voulu que je m'engage. J'étais pas fait pour, qu'elle disait, et puis la guerre n'allait pas tarder selon grand-pa'. Ah*! Cette guerre, quelle belle connerie*! Il avait raison, ce raté déconfit. Néanmoins, ce n'est pas vraiment le sujet. A la base, j'aurais aimé parler du soucis d'alcool de mon père. Je n'avais pas vraiment prévu d'être embarqué à des bornes de mon pays pour une stupide guerre contre l'Invisible. Qu'est-ce que c'est que ça*? Si seulement je savais, vous pensez bien que je serais pas là à vous écrire ma vie. Je me payerais plutôt des putes, j'aurais une télé écran plat et un canapé grand comme un stade. Du cou, l'Invisible, je me contentais d'y tirer dessus un peu sans trop viser, comme tout le monde.

Bref, mon père consommait treize bouteilles par jour. C'est impossible*? Vous croyez*? C'est que vous ne l'avez jamais rencontré, mais moi, qui suis sorti d'une de ses burnes après un mauvais coup de hache de ma maman, je peux vous le dire*: il se lavait les mains au Chablis, se douchait avec du Beaujolais nouveau, faisait la vaisselle avec de la bière irlandaise et le ménage avec du calvados. La liste serait longue si je la voulais exhaustive. En fait, ce con a fini par mourir d'un rhume.

Sans papa avec qui correspondre et avec une maman illettrée, j'étais convenablement et en bonne et due forme lâché comme une grosse bouse en plein milieu du désert. Y avait des sœurs, aussi. Depuis que ma mère les a chié, elles me jalousent d'être le seul à avoir éclos d'une des couilles à papa. Du coup, pour elles, ça fait comme si je n'existais pas. Moi, je m'en passe, de ces pintades-là. Les liens du sang, c'est une connerie sans nom de la culture.

Je vais vous parler de quelque chose de plus intéressant que mes sœurs, tout de même, vous méritez mieux. Je vais vous parler de la guerre. Attention*! Tambours...
On est dans le siècle de la Science, messieurs. Arrêtez de péter, ce que vous allez voir est de toute beauté. De toute l'Histoire de l'Humanité, on a organisé la plus belle guerre qui soit. Grâce à leurs technologies, plus personne ne meurt des coups de l'ennemi. C'est bien mieux, ils ont découvert le moyen de nous rendre fous sans ça. Les gars médisent, ils pensent qu'on tire sur rien, qu'on se bat pour rien, qu'on est là pour servir à quelque chose mais qu'en fait, on sert à rien. Je reste mitigé, là-dessus, et l'autre tige attend des preuves. Ils ignorent peut être, je mens sûrement. Je crois bien qu'il y a des gens qui crèvent, et pis*! sous nos coups.

En tout cas, au front, les cratères sont pleins de merde. Les obus creusaient nos latrines. «*C'est ça, la rentabilité,*» expliquait Marc. J'avais envie de rétorquer que ces cratères provenaient de la dernière salve de notre artillerie, que la comparaison entre le prix de l'installation de vrais watters et celui d'obus était relativement éloquente, mais ma parole avait pas de poids dans l'escouade. Je fermais ma gueule. C'était de même pour tout les bleus, qu'ils disaient. J'étais le seul nouveau. On surveillait le secteur 73b. On buvait la piquette du biffin. Je me suis toujours demandé si c'était pas de l'alcool pur, ça. Toute la journée, on perdait à la belote contre le Riton et son équipier. Sacrés connards de sales tricheurs. On disait rien. Les vainqueurs payaient leur coup pour fêter ça, chaque soir. Maintenant, je n'ai plus le droit à cette routine puisque j'ai décidé, tout seul, de rentrer chez moi.

Mon chez moi, c'était bien petit, mais très gentil. Ma mère avait veillé à ce que je trouve une maison comme il faut. «*Réduite mais pratique,*» répétait-elle face à mes grands yeux ronds qui, pourtant, ne demandaient rien. C'était une petite chaumière au sommet d'une colline rebondie comme une poitrine. Il y poussait une herbe grasse qui ne poussait pas haut, comme les ambitions de ma maman. La bâtisse, en elle-même, était des plus rudimentaires. Quatre murs en colombage, une charpente en vieux chêne, une toiture en argile, un poêle en cuivre. Cinquante pas plus loin, le foyer de mon enfance nous faisait de l'ombre, bien qu'au pied du relief. Mais j'étais heureux avec ma Germaine, heureux, diablement heureux.

Chaque soir, quand du ciel descendait le sensuel voile noir, une force aiguë tendait mon pantalon. La Germaine gloussait, rougissait et jappait, et toute sa gorge, et toutes ses hanches remuaient dans sa danse. Sur nos 10m², elle prenait beaucoup de place. Elle eut tôt fait de me saisir par le col et de me jeter sur le lit. Les ressorts éprouvaient les plus grandes peines à rester à leur place. Les vitres vibraient à chacun de ses orgasmes. On risquait de claquer là tellement qu'il faisait chaud. Au petit matin, la tête bercée dans sa chair molle aimablement moite, je me levais la tête vide, sans migraine aucune, j'allais griller du pain de mie et contempler les braises chaudes de la veille. Elles m'évoquaient l'épée de feu qui traversait mon sexe, il y a quelques heures à peine.

La Germaine, je ne l'avais pas choisi non plus. Ma mère, encore une fois*! J'étais un peu perplexe, aux débuts, mais on s'y fait. Faut dire, je pensais depuis tout gosse me marier avec Mathilde, une petite tête blonde très fine et néanmoins très fournie des deux pare-chocs. Elle avait des rêves, elle. Elle voulait de l'argent, de l'or, du diamant. Je lui proposais trois hectares de bouse en jachère et une compagnie peu «*branchée*». J'étais foutu d'avance, qu'elle me disait, la mère. Je l'ai cru. Il aurait peut être pas fallu. Peut être bien que j'aurais dû oser. N'empêche que ni une, ni deux, mais trois années plus tard, elle était ouverte aux plus offrants à la Capitale*! Je lui ai tiré une gueule effarée, elle m'a fait un sourire moqueur et a écarté ses cuisses. J'ai couru jusqu'à la gare et je suis rentré à ma maison. Le pire, c'est que je crois qu'elle ne m'a pas reconnu. Merde, alors*! Si même l'objet de nos plus doux souvenirs se transforme en succube furieuse, je devais bien me rendre à l'évidence et dire «*oui*» à l'autre moustachu de père à Germaine. Lui, c'était correctement un porc. Je dirais rien de plus à son sujet.

Mais désormais, le ciel est rouge. Mes paupières ne se lèvent plus que pour surprendre des lézards grignoter mes bottes. Les pieds durcissent sur ce sol si hostile, et puis tout cède et l'on ne marche plus que sur sa chair. On ne saigne plus, on souffre le martyr. Jésus désertait en faisait son chemin de croix. La guerre, elle, crée des autoroutes de croix, jusqu'à l'horizon un alignement de cimetière. A quand, le HLM pour morts*? La nécropole low cost*? Je suis dans un parterre d'os de plusieurs kilomètres, et je m'y perd depuis deux jours. J'ai là la gourde couverte de rouille d'un héros mort pour la patrie. Elle est trouée en son centre. Le gars a eu sacrément de la chance. «*Repose en paix, mon frère,*» lui aurais-je bien dit. A bien y regarder, il était mort d'un coup de baïonnette. Celle-ci restait, bandante, fixée à ses vertèbres. Je le retirais. La marque de notre armée. Un soldat de notre armée tué par un autre soldat de notre armée. Je jette mon regard sur le front que j'avais abandonné. Les explosions et plus loin, le brouillard. Ce brouillard. Un mystère. Il rappelle un œuf. Gaffe au jaune, car si tu aperçois des fumées de cette vile couleur, il ne te reste plus longtemps pour profiter de tes yeux. Un soldat qui aura dû se tromper de victime et frapper dans un camarade. Ou alors un règlement de compte à l'occasion d'un assaut. Les jalousies, même les moindres, sont attisées par la faim, l'usure invincible du temps, de la guerre et du sang versé. Chaque jour, les grands industriels pressent sur le haut du sablier pour que les hommes qui y sont enfermés s'écrasent, se hachent et se pilonnent assez pour passer en dessous et bientôt remplir les cota de cette bouillie rouge où flottent les os et les boyaux. La paix est un hachis abouti.

Avant, j'avais un métier sympathique. Pour une fois, ma mère m'avait laissé choisir. A peine sorti de son aisselle, tout dégoulinant de la maternelle attention, j'ai couru dans les rues des quatre grands pays de notre monde. Très vite, je fus formé à tous les arts de la rue, des caniveaux, des gargotes et des bordels. Le plus surprenant venait des plus profonds relents de bêtise que crachait cette ogresse putain de Simone (qui fut deux mois ma patronne tout près de la Sorbonne) que j'exerçai sitôt et depuis lors dans toute croisière et lieu d'affaire qui se respectent. Celui-là, au moins, peut être idiot mais pas moins fascinant, me fut utile. Elle m'apprit, tenez-vous bien, à hypnotiser.

Aussitôt, je me lançai à la conquête des dames et des sieurs. Tristes cieux que je m'accordais en fait, mais alors, tout me paraissait prétexte à la fête, à la distraction, à l'ivresse, à l'amour, à la paresse et à l'ego. J'étais jeune, quoi. Je devenais le sbire du mal, le porteur de mystères et de charmes, l'envoûteur souriant et fiévreusement inquiétant. Je traînais derrière moi vos fantasmes inavoués. J'avais une cape et une canne et je riais fort en claquant mon bidon. Je respirais la richesse, comme tous les endettés.

Mon regard vous saisissait, d'ailleurs c'est comme ça que je trouvais des fonds. C'était un chien de guerre. Mordu, vous ne pouviez plus être libéré. J'étais tenace, invincible. Et vous, désarmé, incapable. Pourtant, c'était subtil. Pas de panique, ni rien. C'est à peine si vous vous en rendiez compte. J'étais doué à cela, sans nul doute possible.

La Science amena la télévision, et mon art ne put résister à ce torrent d'image, ce vif dégueulis de couleurs. J'étais bon pour devenir un showman ou un chômeur. J'avais ma fierté, j'ai préféré les ponts et la compagnie des rats plutôt que les plateaux télé et la compagnie des bimbos. Ma dignité était sauve, mais mon corps rongé. Je n'avais plus qu'à m'enfouir à nouveau dans les bourrelets chaleureux de ma mère si je ne voulais pas que ma jeunesse, et peut être même ma vie, ne dissolve dans l'alcool. La télé m'avait devancé, trônant au milieu du salon, devant ses deux conquêtes*: mes parents hébétés, comme plongés dans un rêve dont ils ne pouvaient suivre le mouvement et qui pourtant les dégradait très sensiblement.

Chaque soir, c'était devenu leur routine, ils se fatiguaient jusqu'à n'y plus tenir devant la télévision. Ils avaient tellement peu à se dire, et si peu d'affection à se porter, qu'ils n'avaient plus qu'à se vautrer sur leur canapé côte à côte et dans la plus grande indifférence l'un pour l'autre. L'un passait sa journée au champ, l'autre au marché. L'affaire fructifiait et ils formaient sans doute ce que des ignorants – c'est à dire un peu tout le monde – auraient appelé «*un mariage heureux*». Il fallait mes yeux, ceux de leur fils, pour disséquer ces deux cadavres animés et voir l'horreur sous les sourires hypocrites, les grimaces à peine voilées et les soupirs retenus. Bref, sous ce masque qu'ont les faibles pour recouvrir leur plaie, qui les illusionne en attendant la mort, qui maintient cette fragile croyance qu'ils mènent une vie pleine de sens jusqu'à l'échéance de leur grande ordonnance*; voilà où qu'ils étaient*! La télé, ça l'a tellement fatigué, un soir, le pépère, qu'il est mort. C'est con, il lui restait une couille, j'aurais bien aimé avoir un petit frère.

Bientôt, une sœur m'embrasserait. Je frissonnerai dans ses bras malingres où la peau semblera posée comme une étoffe sur un bâton. Des grumeaux de veines épaissiront sa chair quand de la corne ne s'y formera pas entre quelques muscles secs et friables. Ses haillons pleureront, tout collés à elle, et cacheront à peine ses seins, pendants, ravagés par le temps, mais dévoileront complètement ses jambes, deux longues tiges bleuies par le crachin. Et ses lèvres pourtant très fines s'étireront à presque s'en briser, elles s'approcheront jusqu'à ce que je puisse respirer son haleine infernale et son sourire tombera brutalement. Son visage*! Une horreur de steaks pourrissants cloués sur un crâne. Comme une vipère qui bondit pour vous happer dans sa gueule, la Mort me saisira dans un dernier baiser sanglant.

Nan, sérieusement, j'aimerais être enterré sous un moaï. Les croix, c'est bon pour les minables. Ou bien, on pourrait utiliser mon crâne pour protéger vos rêves. Une fois, aux colonies, j'ai dormi la joue contre un petit crâne, celui d'un mort-né. Les gens de là-bas disaient que c'était pas dégueulasse, mais qu'au contraire ça préservait des mauvais esprits. Les copains disaient que le petit était né la veille, mais qu'en voyant ma gueule, il avait pas pu s'empêcher de mourir et que du coup, les pygmées géants d’Antarctique voulaient me faire regretter par cette sinistre farce d'être venu à eux. Y a pas de prouvance à ça.

Le brouillard me dévore à nouveau. La nuit m'avait trompé. Je ne voyais plus mes pieds depuis l'aube. Je marcherais sur des moignons que je ne m'en serais pas rendu compte. Mes nerfs s'échauffent furieusement, comme de longues tentacules de laves. J'ai les rétines qui fondent. Mes oreilles sifflent, du mois je crois. Un bouquet sonore effrayant suit cette étrange son. Une immense tache blanche apparaît à quelques pas. J'entends des grondements, ils me paraissent lointains. Il y a un grand silence, mes pensées font un tintamarre impossible, on ne peut plus se concentrer. Je mets la main à l'oreille, mes doigts sont couverts de sang. Bordel*!

Je me jette dans une fosse remplie de chairs éclatées. Les corps se sont ouverts comme des fleurs. Voici le pollen fécondateur, je vous gerbe dessus, méritants défunts de la Patrie. Je m'exécute. Je commence à peine à m'obéir, je devrais recevoir une médaille pour mes efforts. Des claquements, comme si Dieu tapait ses chaussures sur les murs du paradis pour en ôter la terre. Il a piétiné tellement d'hommes, aujourd'hui. En reformera-t-il quelques uns demain avec la glaise qui souille son entrée*? Il doit les revendre très cher à la Patrie, pour que celle-ci nous demande la mort du fait qu'on lui doit prétendument la vie. Heureusement que la France est un pays mort dont il ne subsiste plus que l'orgueil, je peux déserter en paix. En fait, il y a des tirs. Deux troupes s'affrontent. Qui sont les miens*? Des deux côtés, je trouverais la mort. Je vois apparaître une casquette bleue à ma gauche. Je vais me cacher. Une main me tapote sur l'épaule, derrière moi. Je sursaute, vindediou*! Quel con, c'est Marc. Il semble pas choquer de me retrouver là. Il me passe son petit automatique et me pointe du doigt la casquette de plus tôt qui s'affaire à ouvrir la gueule du Riton à grands coups de crosse. «*Couvre-moi,*» qu'il dit. Je le couvre de trois balles et je me barre. Cette belle couverture de plomb lui sied mieux que toutes ses remarques à la con. Salauds*! Il faut trouer les casquettes. J'en tire un, j'en tire deux. La mort fuse, elle est drôle. Ils ont tous les mêmes uniformes bleus. C'est plus facile, pour coudre les gens avec mon aiguille de 9mm. Ils formeront un beau collier, en enfer. J'imagine bien Belzébuth se l'attacher autour du cou. Il m'enverra peut être des putes pour me remercier. J'en tire dix, j'en tire onze, j'en tire plus. C'est pas infini, la mort*? Là s'arrête mon pouvoir, là s'arrêtent mes responsabilités. Je suis une autruche, je fourre ma tête dans les entrailles de Marc. La guerre m'oubliera. Un sifflement arrive. Ah non*! Je me demande*: «*En fait, on se bat contre des potes*?*» Tout m'apparaît clairement et mon cœur s'arrête avant que cette bombe m'emporte une jambe et m’émascule proprement.

L’État trahit son peuple. La bite déserte l'homme. Je n'y tiens plus, je retourne vivre et vous laisse ce petit container de pensées mortes.​

L'hypnotiseur

Encore un de ces salops de riche. Jamais un seul regard pour moi. Toute leur attention reste fixée sur leur propre personne, sur leur propre petit monde. Ils me passent devant sans m'accorder d'importance, je ne suis qu'un rat misérable pour eux, une erreur de la nature. Qui sont-ils pour me juger de la sorte ? Hommes abjectes ! La seule différence entre vous et moi réside dans le fait que vous, vous semblez avoir réussi votre vie. Mais il n'en est rien. Disparaissez et observez les changements ! Qu'en est-il ? Les membres de votre famille vous pleurent à l'enterrement pour mieux faire exploser leur joie lorsqu'ils se retrouvent seuls. Vous leur aurez donné néanmoins un semblant de bonheur pendant une infime partie de temps, grâce à ce bien éphémère et trompeur qu'est l'argent. Vos amis ne vous regretteront pas vous, non non, ils regretteront de voir s'envoler ce que vous auriez pu leur apporter. Vous ne comptez pas à leurs yeux, ils ne sont intéressés que par vos moyens, moyens qui auraient pu leur permettre de s'élever.
Je ne possède pour ma part qu'un unique objet : ma clarinette. Cela me suffit amplement car le son de cet instrument réussit à me satisfaire, moi, en ma pleine intégrité. Je ne désire pas vivre dans la société d'aujourd'hui, corrompue et malsaine. Vivre dans la simplicité, voilà ma philosophie de vie. Émerveillez-vous des petits gestes, des petites manières des autres. Émerveillez-vous des sourires d'enfants, des petits signes de reconnaissance des charmantes demoiselles, de la compassion des hommes en vous voyant. Je suis peut-être clochard, clochard oui, mais je n'en reste pas moins troublé de pouvoir distinguer toutes les expressions différentes des passants qui me croisent sur leur chemin. Profitez de la vie telle qu'elle est, ne cherchez pas à avoir toujours mieux, profitez de ce que vous détenez ! C'est un bonheur simple, et gratuit, qui peut suffire à tous.
La race humaine toute entière est abâtardie ! Les valeurs ont disparu des esprits, il n'y reste plus que les principes de profits, de puissance, de mensonge, de haine, d'égoïsme.. Croyez-vous réellement que vos enfants seront heureux dans ce monde perverti ? Personnellement, j'ai arrêté de croire en l'Humanité. Autrefois, je pensais « un pour tous, tous pour un », je pensais à la solidarité, je pensais à la loyauté, à l'entraide.. Fatale erreur ! Je ne me résigne désormais qu'à : « chacun pour sa peau, chacun pour son cul !». C'est la dure réalité de la vie. Et croyez-moi cela n'en est que plus vrai quand on est mendiant, et que chaque jour, on espère avoir un minimum à manger, un minimum de petites pièces à dépenser.
Encore un de ces bourges me passent à l'instant sous le nez, sans dédaigner me concéder un seul petit regard du coin de l’œil. Il m'a vu, j'en suis sûr, mais il méprise ma nature de clochard, synonyme de sous-homme, de sous-merde. Je ne suis pas jaloux, je n'en ai pas après son argent mais après son sourire. Ne peut-il pas m'accorder ne serait-ce qu'une infime seconde pour m'adresser la parole et me mentir en me disant qu'il n'a point un sous ? Là je me sentirai humain, là je sentirai avoir du poids dans son cœur, même si ce n'est qu'une minime parcelle, là je me sentirai en tant qu'être vivant avec lequel on peut engager la discussion. Mais non, le monde n'est qu'illusions, bassesses et tromperies. Bien trop me prennent de haut, me considèrent comme inutile à la société, comme une gêne qu'il faut – ils n'iraient pas jusqu'à le dire, ils n'oseraient pas – supprimer. Bien trop me dévisagent d'un air dédaigneux. Vous ne voyez qu'un vieillard de quarante-deux ans aux longs cheveux crades, des pustules au visage avec un corps frêle. Mais jugez, jugez ! Croyez-vous vraiment pouvoir m'atteindre ainsi ? Vous n'êtes que des êtres faibles, apathiques ! Vous vivez un monde illusoire, où tout est faux ! J'espère que vous finirez comme tous ceux dont parle la presse en ce moment.
En effet, cette semaine a été chargée pour les autorités. Ce ne sont pas mes affaires, mais je vais tout de même vous en toucher un mot. Le dossier a l'air lourd, l'enjeu mystérieux. Des hommes et des femmes, en général d'importance sociale, sont retrouvés morts, le visage écarquillé de terreur. Aucune trace, aucune preuve, aucun signe n'est visible, les agents de police sont dans le flou total, ils sont perdus, dépassés. Aucun des biens des victimes ne leur est dépossédé, personne n'ose les approcher, de peur que la même malédiction les ensevelisse. À ce qu'il paraît, elles auraient vu le diable.. Les rumeurs idiotes vont bon train, la frayeur s'installe dans la ville. C'est le quatrième ou cinquième cadavre je crois, retrouvé dans cet état là. Un couvre-feu sera peut-être établi par la police pour protéger la population. Ils se trouvent qu'on cherche aussi à nous trouver un foyer où dormir, pour nous les pauvres et abandonnés. Mais je n'ai pas peur de la mort, je n'ai pas peur de ce « fameux diable », s'il existe ! Qu'il vienne, je l'attends de pied ferme. Comme disait Épicure : « La mort n'est rien pour nous tant que nous existons nous-mêmes, la mort n'est pas, et quand la mort existe nous ne sommes plus. ».
Alors où te caches-tu, où es-tu ? Je t'attends, je t'ouvre mes bras. La mort, je t'accueille en moi. Jamais nous ne nous croiserons. Tu viendras quand je ne serai plus. Je partirai avant que tu n'approches. Tous les deux, c'est une histoire d'amour, tous les deux nous ne faisons qu'un.
Mais la nuit tombe, messieurs, mesdames, demoiselles et damoiseaux, et je suis au regret de vous dire que je m'en vais fouiller les ordures. N'insistez pas, ne me retenez pas, le temps presse, je me dois de vous quitter. Je vous laisse, nous nous reverrons plus vite que vous ne le pensez.



L'obscurité assombrit progressivement la ville prisonnière d'un terrible étau, d'une violente tension dans l'air. La mort plane au-dessus des têtes. Les rues devraient être désertes et pourtant, en voilà un qui rôde, un de plus.. Il n'a pas peur cet idiot de circuler encore dans mes rues à cette heure tardive. Il n'a pas compris que désormais la nuit m'appartient, j'en suis le maître absolu. Va-t-en rentrer chez toi, file ou je t'attrape, et tu subiras le même sort que les autres. Mais tu ne m'intéresses pas car je me souviens de toi, je me souviens toi.. Et ton cœur reste pur, et, je l'espère, le restera.
Je continue d'errer dans cette mégalopole, je traque mes proies, certaines ne sont plus bien loin. Là, celui-là, c'est le bon. On s'est déjà rencontré, mais tu n'en as aucun souvenir. Je ne suis qu'un inconnu pour toi, un parfait inconnu. Mon visage ne t'est pas familier.
Néanmoins la sentence de mort doit s'abattre sur toi, telle est ta cruelle destinée. Tu aurais dû te méfier, rester auprès de ta maîtresse, au chaud, puis rentrer avec ta voiture de luxe voir ta femme. Mais non, en vrai tu es lessivé. Ta vie ne se résume à rien, elle est inutile. Sais-tu seulement pourquoi ? Tu es un salaud, et tout est dit. Avare, rapace, et la liste est longue, très longue. As-tu seulement fait dans ta vie, une seule fois, acte de charité ? Aide-tu ton fils handicapé à se lever le matin pour partir en cours ? Non, tu fuis ton existence, tu fuis tes responsabilités, tu n'es qu'un lâche, un pleutre, un moins que rien qui se cache derrière ses airs supérieurs, ses airs de riche. Tu ignores tout du sens de la vie. Tu crois naïvement que l'argent demeure la solution à tes problèmes. Crevard infâme.
Je te tourne autour depuis près de vingt minutes. Tu dois mourir, tu n'as pas su prouver ta valeur, ton utilité. L'heure fatale arrive à grands pas. Tu quitteras prochainement ce monde mais tu n'en as pas conscience. Je te suis tel des vautours qui tournent autour de la charpie, d'un corps en décomposition. Tu vas accéder au privilège de découvrir un monde nouveau où tu pourriras le reste de ton existence. Adieu, c'est l'heure. Je t'imagine d'ici – en effet je suis déjà loin, très loin, à nouveau en quête – la tête te tourne, le destin t'accepte et t’engloutit. Adieu. Bons vents. Que l'effroi t'accompagne et te déchiquette.



Un cri retentit au loin, un cri horrible, un cri inhumain. Au milieu d'une ruelle sombre, un homme s'agrippe le cœur de la main gauche, et s'enroule son bras droit autour de son crâne. Il presse ainsi ses membres indolents et dorénavant inutiles car sa fin s'approche à grands pas. Il hurle de douleur, se griffe, s'arrache la peau et les cheveux, il trébuche, la souffrance apparaît ignoble. On voit dans ses yeux toutes les monstruosités qu'il aperçoit dans ses extrêmes instants de vie. Ses globes oculaires s'écarquillent, s'injectent de sang, son visage se fait livide, flasque, son cœur cesse de fonctionner, son cerveau éclate littéralement, tous les vaisseaux sanguins, toutes ses veines explosent d'un même coup brutal. Son corps se convulsionne, il chute rudement au sol, un rictus aux lèvres, tout dynamisme l'a quitté, toute vigueur. Il ne reste plus qu'un corps vide, l'esprit est ailleurs, emprisonné dans des abîmes infernales. Une ordure de moins en ce monde.
Cette nuit horrible s'ancre dans les mémoires des Hommes, les cas de décès augmentent en flèche au fur et à mesure que la lune progresse dans le ciel. Demain sera un jour difficile pour tous. Les cadavres jonchent les rues, les maisons, le sang dégouline des murs, sur le sol, dans les égouts. Personne n'y échappe. L'horreur s'empare de tous, et tous y succombent en toute légitimité, si telle est leur fatalité.



Une mince silhouette silencieuse se profile dans le centre-ville. Elle poursuit cette ombre, ce personnage mystérieux, depuis peu. C'est un homme d'une vingtaine d'années, il est terrifié. Il vient de voir, sous ses yeux, son père décéder. Il est sortit de chez lui pour affronter ce mal qui s'empare de tout et de tous. Il a alors remarqué cet homme marchant seul, paisiblement, ce dernier lui semble étrange. Comment peut-on rester si serein ? À moins qu'il ne soit un envoyé du diable ? Tout le monde le pense, tout le monde le dit, et si c'était vrai ? Peut-être n'est-ce qu'un fou inconscient ?
Armé, il préfère s'en assurer. Il se rapproche petit à petit. Mais l'homme l'a senti, il commence à courir, à s'échapper. Serait-ce éventuellement un innocent désormais effrayé ? Il n'en est pas sûr, alors il lui court derrière. Il lui crie de ne pas s'inquiéter, qu'il est inoffensif. Rien n'arrête le fuyard, pas si trouillard que cela. Pourtant quelque chose le trouble, la démarche du fugitif se révèle fluide, calme, malgré la situation. Ce dernier tourne au coin de la rue, et s'échappe de la vision du pauvre jeune homme insouciant. Il accélère le rythme, vire à son tour.. et lui rentre littéralement dedans. Il panique, sort son arme blanche pour se défendre. L'autre esquive un geste de recul et lui lance un regard interrogateur.

« Pourquoi me suis-tu ? Tu as le cœur encore assez noble, rentre chez toi, gamin. Ce ne sont pas tes histoires, ne t'en mêle pas, vis ta vie.
Vous.. vous.. Qui êtes-vous ? Qui.. qui êtes-vous donc ? C'est vous qui faîtes tout cela ?
Je ne fais rien, s'ils meurent, c'est qu'ils le devaient. Pars, d'autres affaires m'attendent.
Ne bougez-pas ! C'est vous qui avez tué mon père ? Mon père ?! hurle le garçon désarçonné. Pourquoi ?! »

L'autre, vif, balance sa main en direction de la tête de son interlocuteur. Il lui la saisit avec douceur avant que l'autre puisse seulement bouger. Il la tient désormais entre ses doigts, il l'approche de sa poitrine et lui murmure des mots délicats et inaudibles à l'oreille. Puis il pivote, fait demi-tour tout aussi rapidement et continue bientôt tranquillement sa route. L'homme innocent est resté debout, il se réveille pourtant, sort péniblement de son songe apparemment douillet, agréable. Il tente vainement de le suivre, sans succès. Chaque pas lui semble plus lourd, son corps l'écrase, il met un premier genou à terre puis s’affale de tout son long, perd connaissance, s'endort. Il se rappelle avoir eu le temps de voir cet individu se retourner, et lui sourire, peut-être même lui faire un signe de la main.



Il se réveille, allongé sur son lit, parfaitement en forme. Le temps est clair, le soleil est probablement levé depuis quelques heures déjà. Ses souvenirs lui semblent lointains. Était-ce un rêve ? Serait-ce possible ? Il vit désormais dans un appartement, en cohabitation avec sa copine. Quoi ? Comment sait-il tout cela ? Sa dernière réminiscence remonte à la mort de son père. Que s'est-il passé ? Pourquoi habiterait-il avec une fille qu'il ne connaît pas, dans un logement comme celui-ci ?
Justement, la voilà qui arrive. Qu'il la trouve belle.. Mais d'où se connaissent-ils ?

« Enfin réveillé ? Dépêche-toi, on va être en retard en cours pour l'université. »

Voyant qu'il ne réagit pas, elle insiste.

« Allez bouge-toi ma parole ! Qu'est-ce tu fous ? Pourquoi tu me mates comme ça ? T'as perdu la tête ou quoi ? Faut qu'on s'grouille ! Si j'me chope encore un retard, j'suis bonne pour une sale appréciation ! Tu te souviens ? Oh ! J'te parle, reviens sur terre vieux. Oh ! »

Il se lève, tout déboussolé. Que lui est-il arrivé ? Lui à l'université ?

« On est le combien, demande-t-il idiotement.
Tu t'fous d'moi ? Pourquoi tu m'dis ça ? »

Voyant qu'il ne réagit pas et semble tenir de l'importance à sa réponse, elle souffle un bon coup, et lui jette finalement la date en pleine tête.

« Si j'te le dis, tu me promets de t'habiller rapidement pour qu'on file ok ?! On est le 12 février 2012 idiot. Content ? dit-elle avant de sortir. »

Quoi ?! En 2012 ? Mais.. mais ce n'est pas possible ! Elle se paie ma tête ? J'ai l'air si con que ça, tu crois que je vais gober tes conneries ?
Absolument sûr de lui, il ouvre son ordinateur – c'est quoi cet ordinateur d'ailleurs ? – , le déverrouille – comment il connaît le mot de passe ? – et jette un rapide coup d’œil à la date d'aujourd'hui.

Jeudi 12 février 2012

Hein ? C'est quoi cette mauvaise, très mauvaise blague ? Il tape des mots sur internet : 12 février 2011. Rien. Puis : Horreur 12 février 2011. Rien. Enfin : morts 12 février 2011. Là il tombe sur un long article détaillant avec précisions le taux aigu du nombre de décès lors de cette nuit, le chiffre aurait visiblement triplé. Morts naturelles. Un an serait passé ? Un an ? Sans qu'il en est conscience ? Bordel de merde, c'est quoi ces conneries ?
Elodie – Elodie ? – arrive calmement derrière lui, lui baise la joue et lui souffle timidement :

« Tu penses encore à lui ? J'suis désolée. »

Silence.

« Allez viens, faut qu'on y aille. On passera déposer des fleurs tout à l'heure. »​

A présent voilà le code à utiliser : [/I]

HTML:
[B]Création N°1[/B]
[B]Je mets la note de : [/B][SIZE=5].../20[/SIZE]
[B]Commentaires :[/B]

[B]Création N°2[/B]
[B]Je mets la note de :[/B] [SIZE=5].../20[/SIZE]
[B]Commentaires :[/B]

[B]Création N°3[/B]
[B]Je mets la note de :[/B] [SIZE=5].../20[/SIZE]
[B]Commentaires :[/B]
Bonne chance aux participants et bon vote !
 
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Eäron Valil

<font color="#2E4EB7">Scribe Copiste</font>
Trois bons textes je pense, la concurrence est rude ! J'ai une large préférence pour l'un d'entre eux, à voir si les lecteurs partagent mes goûts :p

Bonne chance à vous deux en tout cas Decap' et Ny' ;)
 

-EnJoy-

Moine
Point : +1
Commentaire : Très bon texte, cet auteur a tout une imagination! L'escargot m'a bien fait rire :D

Point : +2
Commentaire :Très bon texte, sombre, mais réaliste en soit.

Point : +3
Commentaire :Mon préféré! Toute cette violence, ce 'tueur' de nuit.. la conclusion.. Bref texte fluide que j'aurais aimé jamais finir

Bravo aux 3 auteurs!! C'était très difficile de voter avec les +1, +2, +3. Mes commentaires ne sont pas très constructifs, mais je viendrai éditer lorsque j'aurai plus de temps.
 

sauveur

Guest
Texte 1 : 2pts -> 16/20
Commentaire : je n'avais pas compris au début du texte ; puis, en relisant, je l'ai trouvé fort bien tourné.

Texte 2 : 1pt -> 13/20
Commentaire : je l'ai bien aimé mais quelques mots m'ont un peu dérangé, un peu trop familier a mon goût.

Texte 3 : 3pts -> 18/20
Commentaire : j'ai beaucoup aimé le style d'écriture, très agréable à lire.


Bravo en tout cas pour ce travail fournis.

J'ai passé un agréable moment à vous lire !

Edit by DECAPITOR :flower:
 
Dernière édition par un modérateur:
Point : (+3) -> 15/20
Commentaire : Du mal à comprendre à la première lecture, mais à la seconde ça allait mieux. Très bien écrit, bravo !

Point : (+1) -> 11/20
Commentaire : La plus basse note est seulement due au fait que j'aidu mal à comprendre ce texte. Malgré l'avoir relu, ça ne m'a pas aider, désolé :/.

Point : (+2) -> 14/20
Commentaire : J'adore le texte. Malheureusement, on dirait presque du vécu, de la façon que c'est écrit. Un beau cauchemar raconté, joli.

Edit by DECAPITOR :flower:
 
Dernière édition par un modérateur:
Point : (+1) -> 14
Commentaire : Quelques difficultés à rentrer dans l'univers, mais un texte d'une excellente qualité. Le système de notation étant celui qu'il est, je suis obligé d'accorder la moins bonne note à ce texte, mais il est vraiment réussi, et si j'avais pu octroyer une note réelle, sans doute aurai-je mit un 14. Bravo pour ton écrit !

Point : (+2) -> 15
Commentaire :J'ai beaucoup aimé ton texte (on en reparlera sans doute sur skype). Je trouve que tu as réussi à trouver un compromis entre ta nature profonde d'écrivain absurde, et une certaine normalité dans l'écriture. Enfin je ne saurai expliquer, mais j'aime beaucoup, c'est pourquoi je t'octroie donc 2 points, en sachant que j'aurai sans doute mit 15, voire peut-être même 16, si les règles me l'auraient permis. Félicitations !

Point : (+3) -> 17
Commentaire :Le meilleur texte des trois, à mon sens, j'ai adoré l'écriture, l'univers. Bref, je te donne donc les 3 points promis au vainqueur, ton texte méritant à mon sens, un 17. Un grand bravo pour cet écrit très réussi !

Edit by DECAPITOR :flower:
 
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Famine de Crayon

Guest
Point : (+3) -> 19/20
Commentaire : Quel texte fantastique, quelle plongée dans l'imaginaire, le fantasque, le décalé, l'absurde ! J'adhère dès les premières lignes au style et au contenu. Je lis avec encore plus d'entrain et me rend compte que le texte est plus long que je ne le pensais, mais qu'importe ! qu'il n'en finisse jamais ne m'aurait pas déplu. Bravo à son auteur, j'aime beaucoup.

Point : (+3) -> 19/20
Commentaire : Quel texte magnifique ! Quel vocabulaire, quel style, quelle histoire ! J'en reste encore ébahi de stupeur, de plaisir, oui de plaisir, ce n'est pas souvent que l'on ressent autant de plaisir à la lecture d'un texte sur un forum de jeu. Mais les mots sont si pesés, tout est si bien écrit, que dire, le texte aspire tous les mots que je pourrais écrire, il me laisse pantois, seul un silence admiratif et respectueux pourrait le couvrir d'éloges méritées.

Point : (+2) -> 16/20
Commentaire : J'ai moins aimé le style haineux, moins d'ingéniosité, moins d'éclat que dans les précédents. Trop de morale au final. Le deuxième en contenait mais c'était une morale cynique et désabusée. Disons que comme je ne suis pas d'accord avec le personnage principal, je ne peux pas m'attacher à lui, à ce qu'il fait, au récit. Je mets tout de même deux pour la qualité du texte, c'est juste l'histoire qui ne m'a pas plu.

Et oui j'ai mis 3 aux deux premiers. Excusez moi mais ce système de points est incompatible avec des textes aussi formidables. Je ne peux pas dignement mettre 3 à l'un et 2 à l'autre, alors que s'il avait fallu les noter sur 20 je leur aurait donné cette note maximale sans hésiter. Alors que non, je monte rarement au dessus de 16 dans mes notations. Mais ils étaient vraiment excellents et méritent tous les deux la meilleure note. Je ne peux pas donner 3 à l'un et 2 à l'autre, ce serait en abaisser un alors qu'il ne le mérite pas. Donc voilà, libre à vous de ne pas tenir compte de mon vote mais l'appréciation reste plus importante que de vulgaires chiffres.

Edit by DECAPITOR :flower:
 
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DECAPITOR

Guest
J'hésite, et désolé pour cela, à vous faire revoter pour ré-inclure le système à /20pts (l'intervention de Famine a été éloquente). Je ferme le sujet en attendant. Bisous :flower:
 

DECAPITOR

Guest
Suite aux délibérations et à leur conclusion, je souhaiterais que chaque personne qui a déjà voté me fasse parcourir un mp pour que j'apporte les modifications nécessaires à vos votes (le passage au système des 20pts). J'essaierais de vous entretenir en pv à ce sujet !
Bisous :flower:
 

Kissifrott

<font color="#2E4EB7">Érudit diplômé</font>
Bon, tous ces textes sont d'un bon niveau d'un point de vue écriture, mais aucun ne m'a vraiment emballé :s
Sinon, ça aurait été sympa de repréciser quels étaient les thèmes dans ce sujet. Et repréciser que ça devait être les trois en même temps, si j'ai bien compris ce que vient de me dire mon petit doigt. En tout cas, je pense que c'est ça qui a été difficile, mélanger les trois thèmes en un. Je ne suis pas fan du procédé. Mes notes (correctes sommes toutes)

Création N°1
Je mets la note de : 13,5/20
Commentaires : Peut-être le plus original par rapport au style habituel de son auteur. C'est bien écrit. Pas de fautes flagrantes. Un imaginaire fouillé. mais je ne suis pas fan de l'absurde, et je pense que ton style est moins adapté à cela contrairement à l'auteur du texte deux. Un petit sourire tout de même avec la fin.

Création N°2
Je mets la note de : 15/20
Commentaires : Bon, c'est ma meilleure note. je ne suis pas fan habituellement, mais c'est plus travaillé que d'habitude j'ai l'impression. Il y a une meilleure fluidité, et une cohérence plus apparente. Bon, je suis trop cartésien pour ce style je pense, mais c'est bien fait. Par contre, j'ai l'impression que c'est celui qui répond le moins aux différentes thématiques. Et la chute est pas terrible, j'ai vu mieux.

Création N°3
Je mets la note de : 14/20
Commentaires : Un style sobre que j'aime assez. J'aime pas trop le ton un peu "sentencieux" donné par moment. Mais c'est bien conduit, la conclusion est sympa. A mon avis, tu as un style plus adapté pour les histoires longues, donc ça te pénalise un peu dans ce que tu veux dire. Par contre, tu fais quelques fautes un peu plus visibles que tes adversaires, à vue d’œil comme ça.

Bon, voilà, mes notes permettent pas vraiment de départager désolé ^^
 

Zendo.

Sommelier
Création N°1
Je mets la note de : 15/20
Commentaires : Texte de qualité, j'ai eu un peu de mal à me mettre dedans mais après s'être familiarisé ça coule tout seul

Création N°2
Je mets la note de : 13/20
Commentaires : J'ai bien aimé, mais je n'ai pas l'habitude de voir une écriture si familière dans les textes on va dire, donc ça change un peu

Création N°3
Je mets la note de : 16/20
Commentaires : Bref mon préfèré. J'aime le style, texte vraiment bien mené jusqu'au bout.
 

Eäron Valil

<font color="#2E4EB7">Scribe Copiste</font>
Up ! On a besoin de volontaires pour voter :) Et ce serait possible d'effectuer les dernières modifications pour mettre tous les votes /20 ?
 

Tryémos

Guest
Création N°1
Je mets la note de : 16/20
Commentaires : J'ai vraiment adoré, plongé dans l'histoire, beaucoup d'imagination ;) Bravo

Création N°2
Je mets la note de : 14/20
Commentaires : J'ai moins bien aimé que le premier mais il reste tout de même très bien, malgré cette expression très familière ;)

Création N°3
Je mets la note de : 17/20
Commentaires : Ce dernier texte sera mon préféré. Très facile à lire et je suis emporté par l'action. C'est vrai que comme certains l'ont dit, on dirait presque du vécu ;) Félicitation :)

Tryémos ;)
 

Laaox

Bourgeois
A la demande de Eäron Valil, (Plus compliqué le pseudo encore, non ?), je viens noter ce battle :)

Je précise tout de même que je ne sais pas qui a écrit chacun de ces textes.

Création N°1
Je mets la note de : 14/20
Commentaires : J'ai trouvé l'idée très bonne, et le thème très bien trouvé, mais j'ai eu du mal a comprendre certains passages, très longs, souvent. En revanche, c'est très bien rédigé, de mon point de vue, même si certains passages, comme j'ai dit, sont un peu ... Evasif. Enfin je ne sais pas comment dire, mais je veux dire que c'est dur a lire ^^'

Création N°2
Je mets la note de : 17/20
Commentaires : J'ai adoré ce texte. Je ne met pas plus de 17, car ca ne serait pas très objectif, mais j'aime beaucoup le ton familier, et comique du texte. C'est ce qui donne un charme au texte, et qui fait que j'aime beaucoup. On diait quelqu'un qui raconte une histoire directement, et c'est très plaisant.

Création N°3
Je mets la note de : 13/20
Commentaires : Déjà, je ne savais pas que le mot "salop" existait, c'est déjà bien, tu m'a appris quelque chose x)
J'ai eu du mal a noter ce texte, je suis désolé de mettre une note si basse, mais je l'ai moins apprécié que le premier, auquel je n'ai pas voulu mettre plus de 14, donc par défaut, ici c'était un 13 maximum. J'ai eu du mal a finir de lire, car le texte est peu élagué, (Je me comprend). Mais l'histoire m'a interessé, même si j'ai moins accroché que les autres.

Amicalement, Laaox. :flower:
 

nardyr3

Moine
Idem :) C'est à la demande de Eäron Valil que je viens noter ces textes :

Création N°1
Je mets la note de : 15/20
Commentaires : J'ai bien aimer le texte même si je n'ai compris tout compris dès le début ;)

Création N°2
Je mets la note de : 14/20
Commentaires : J'ai eu du mal à comprendre et à accrocher au début mais ça aller mieux à la deuxième lecture

Création N°3
Je mets la note de : 18/20
Commentaires : Ce texte est mon préféré, j'ai tous simplement adoré. Félicitations à l'auteur
 

Mick66

Guest
A la demande de Eäron Valil je viens aussi voté^^
Création numéro 1:
Je met la note de 12/20
Commentaires: Honnetement je n'ai pas tellement bien compris ton histoire, j'ai apercu des situations différentes dans l'histoire mais peut etre que le lien n'est pas tellement adapté ce qui fait qu'on se perd un peu...

Création numéro 2:
Je met la note de 16/20
Commentaires: J'ai adoré le genre du texte^^

Création numéro 3
Je met la note de 19/20
Commentaires: Celui pour lequel j'ai le plus accroché, et la fin est vraiment excellente.
 

.henriIV.

Guest
on m'a demander de voter donc je le fais avec plaisir

création n 1
Je mets la note de : 13/20
commentaire:
je n'ai pas très bien compris ce texte mais il à été bien écrit


création n 2
Je mets la note de : 15/20
commentaire:
un texte avec un vocabulaire familier qui fais ressortir la réalité sans doute ...

création n 3
Je mets la note de : 18/20
commentaire:
un texte tout simplement que j'ai aimé, il est sombre, une fin très intéressante.
C'est aussi un texte asser fluide et asser compréhensif.
c'est celui que je préfere.


bravo aux 3 auteurs ce sont des textes très bien imaginés avec dans chacun d'eux une forte inspiration
 

cat-sun

Prince
Création N°1
Je mets la note de : 17/20
Commentaires : L'escargot :inlove:

Création N°2
Je mets la note de : 12/20
Commentaires : J'aime bien le texte, l'histoire, mais je trouve le tout trop familier

Création N°3
Je mets la note de : 16/20
Commentaires : Pas grand chose à redire dessus, mais bon, il n'y as pas l'escargot du premier texte :p
 
Statut
N'est pas ouverte pour d'autres réponses.